Journée mondiale de la radio : l’épopée juridique des radios libres.


A l’occasion de la journée mondiale de la radio, qui a lieu ce samedi 13 février, nous vous proposons un retour sur l’apparition et l’essor en France des radios libres et des radios pirates.
L’apparition des radios pirates
En 1976, les premières radios pirates apparaissent sur les ondes françaises, inspirées par un phénomène italien. Les radios libres ne sont pas des radios d’états et non dépendantes du contrôle public. Au début des années 80, il existait seulement trois radios : France Inter, France Culture et France Musique. Aucune ne propose du contenu pour les jeunes.
Les radios pirates ont été créées pour deux raisons principales : le manque de diversité en matière de programmes, l’envie de communiquer et d’émettre ses titres musicaux préférés. Ces radios étaient des médias où des groupes de musique pouvaient s’exprimer librement. Ces radios pirates n’ont besoin que d’un matériel à bas prix, venu d’Italie. Ces radios locales diffusent leurs programmes sur la bande FM en toute illégalité. Le plus souvent contestataires, elles sont interdites, saisies et poursuivies. Malgré les saisies d’émetteurs, les radios pirates sont de plus en plus nombreuses, provoquant une belle pagaille. En effet, il n’y a plus assez de fréquences disponibles.
La légalisation des radios libres
C’est à partir du 10 mai 1981 que ces radios seront tolérées. Georges Fillioud, alors Ministre de la communication, est le premier a présenté « un projet de loi qui vise à ouvrir une liberté, qui jusqu’ici était interdite, en faveur des petites stations de radios privées locales ». Les radios libres ont désormais une existence légale si elles ne font pas de publicité. Dorénavant, il suffit de créer une association pour pouvoir émettre sur les ondes.
En 1984, le président Mitterrand est favorable à l’introduction de la publicité sur les radios locales privées. Fini les parrainages ou les sponsorings, les radios privées, qui représentent plus de 5 millions d’auditeurs réguliers, peuvent dorénavant diffuser de la publicité pour assurer leur financement.