Les mentions de spécialisation dans la profession d’avocats : ce que nous disent les chiffres !


Les mentions de spécialisation sont une vraie valeur ajoutée pour l’avocat vis-à-vis de sa clientèle. Un nouveau régime depuis 2012, permet de valoriser l’obtention d’un certificat de spécialisation. Un atout qui permet d’améliorer la lisibilité des compétences d’un avocat par le public.
Pourquoi devenir spécialiste ?
La majorité des avocats sont généralistes. La spécialisation est un complément dans un domaine du droit qui s’ajoute à une formation de base généraliste. Quelles sont ces avantages ?
Dans un contexte de plus en plus concurrentiel, les mentions de spécialisation sont la reconnaissance d’une compétence spécifique. L’obtention de ce certificat constitue deux avantages indéniables aux avocats titulaires : améliorer son image et sa crédibilité dans un domaine particulier du droit, vis-à-vis du futur client. Par ailleurs, c’est un argument de poids pour la justification des honoraires.
Selon l’article 11.2 du Règlement intérieur National, tout avocat possédant une mention doit la faire figurer sur l’ensemble de ses supports de communication que se soit de la papeterie ou un site internet.
Visible dans l’annuaire nation de la profession de l’avocat, les mentions de spécialisation sont mises à jour quotidiennement par le Conseil National des Barreaux. A savoir, qu’un avocat peut avoir jusqu’à deux mentions maximums.
Quelles sont les mentions de spécialisation ?
Depuis le décret du 26 décembre 2011, le Conseil National des Barreaux établit une classification des spécialités : elles sont au nombre de vingt-six. Pour obtenir une mention de spécialisation, les avocats-candidats doivent passer un examen de contrôle des connaissances.
- Droit de l’arbitrage
- Droit des associations et des fondations
- Droit des assurances
- Droit bancaire et boursier
- Droit commercial, des affaires et de la concurrence
- Droit du crédit et de la consommation
- Droit du dommage corporel
- Droit de l’environnement
- Droit des étrangers et de la nationalité
- Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
- Droit de la fiducie
- Droit fiscal et droit douanier
- Droit des garanties, des sûretés et des mesures d’exécution
- Droit immobilier
- Droit international et de l’Union européenne
- Droit des nouvelles technologies, de l’informatique et de la communication
- Droit pénal
- Droit de la propriété intellectuelle
- Droit public
- Droit rural
- Droit de la santé
- Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
- Droit des sociétés
- Droit du sport
- Droit des transports
- Droit du travail
Quelle est l’évolution des mentions de spécialisation des avocats ?
De moins en moins d’avocats décident de se spécialiser. Le pays comptait 11 074 mentions de spécialisation en 2017 contre 13 117 en 2007. Ce qui représente une baisse de 16% en seulement dix ans.
A noter que dix barreaux regroupent la moitié des spécialisations : Paris qui est le plus gros barreau de France enregistre à lui seul 21% des avocats titulaires sur l’ensemble du territoire, suivi par le barreau de Marseille (5.1%) et de Lyon (5%).
Les spécialisations les plus choisies par les avocats sont le droit social (17.3%), le droit fiscal (14.4%) et le droit des sociétés (13%). Le droit communautaire et le droit de l’environnement sont moins fréquentes.